Cadrage thématique

 

Cet appel couvre deux thématiques: biodiversité marine & transition agricole, ce dernier en partenariat avec Agropolis Fondation. Il finance au moins un projet par thématique.

Le texte complet de l'appel est accessible en téléchargement ici

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Les deux thématiques de l’appel bénéficieront d’approches pluri et interdisciplinaires, en s’ouvrant notamment aux approches des sciences humaines et sociales.

 

Thème 1 : État et devenir de la biodiversité marine à l’heure des changements globaux

À eux seuls, les océans recouvrent plus de 70 % de la surface de la planète. Constituant l’un des principaux stocks de carbone sur la Terre, les océans absorbent plus de 90% de la chaleur générée par les activités humaines et jouent ainsi un rôle majeur de régulateur climatique en ayant absorbé plus d’un tiers des émissions de CO2 anthropogénique.

Par ailleurs, à travers le monde, des milliards de personnes dépendent de l’exploitation de la mer en matière de ressources alimentaires. Ceci n’est pas sans conséquence sur la biodiversité marine et côtière, et le fonctionnement des écosystèmes. La biodiversité marine est aujourd’hui menacée du fait de nombreuses pressions qui s’exercent sur elle : pollutions chimiques et physiques terrestres et maritimes, surexploitation des ressources (pêche et aquaculture), effets du changement climatique, etc.

Cependant, les connaissances sur l’écologie des milieux marins, la biodiversité marine et les services écosystémiques associés restent aujourd’hui lacunaires, notamment parce que les observations et l’expérimentation y sont complexes et coûteuses (par exemple, on estime qu’à ce jour, seules 10 % des espèces marines ont été décrites). Il s’avère nécessaire de synthétiser nos connaissances sur la biodiversité marine et côtière à différentes échelles (espèces, communautés, habitats, écosystèmes) ainsi que son fonctionnement sous pression des changements globaux, en particulier sur trois enjeux majeurs : celui des océans profonds (biodiversité méso- et bathypélagique et benthique) et des monts sous-marins, la gouvernance en dehors des eaux sous juridiction nationale (colonne d’eau et fond), ainsi que les continuum terre-mer ou milieux d'interface littoraux.

Les projets devront porter sur ces trois enjeux, à l’exclusion des sujets portant sur la valorisation et/ou l’amélioration des systèmes d’exploitation des ressources.

 

Thème 2 en partenariat avec la Fondation AGROPOLIS : Des solutions pour la transition agro-écologique qui préservent la biodiversité

L’agriculture joue un rôle majeur pour nos sociétés en subvenant aux besoins alimentaires des populations. Dans le même temps, elle est aussi une des principales activités humaines qui menacent la biodiversité à toutes les échelles (de la diversité génétique, à celle des espèces et des écosystèmes) de par l’important taux de changement d’utilisation des terres, l’utilisation intensive d’intrants chimiques, la mécanisation à grande échelle, etc. Elle accélère les changements globaux, notamment via la production de gaz à effets de serre. Les pratiques agricoles, souvent non durables, menacent aussi la pérennité même de l’agriculture : dégradation de la fertilité des sols, perte de pollinisateurs, diminution de la diversité génétique des espèces cultivées et élevées, etc.

Dans ce cadre, se pose la question de la transition vers des systèmes agricoles durables, s’appuyant sur les processus écologiques et la biodiversité, générant moins d’impacts sur la biodiversité et les écosystèmes, conciliant production et performance économique, préservant également les paysages, et renforçant des services écosystémiques autre que ceux d’approvisionnement (épuration de l’eau et de l’air, recyclage de la matière organique, captation du carbone, etc.) supports du bien-être humain et d’identités socioculturelles.

Une vision systémique de la transition agro-écologique est ainsi encouragée dans les propositions, notamment en traitant la question des interactions entre l’agriculture et ses enjeux connexes (par exemple l’intégration des questions alimentaires, des rapports entre biodiversité agricole et non agricole, la question de la préservation de pratiques durables existantes, ou encore les interactions sectorielles (santé, eau, énergie, etc.)).

Les projets devront porter sur cette approche intégrée des options ou scénarios de transition agroécologique, leurs liens et les conséquences sur la biodiversité, les différentes facettes fonctionnelles et les aspects socio-économiques de la transition agricole.

 

 

 

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